Droit à la déconnexion : comment le respecter au sein de votre organisation ?

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Le droit à la déconnexion est une des dispositions de la loi Travail de 2016 (loi El Khomri). Le droit à la déconnexion fonctionne aujourd’hui sur la base de la négociation annuelle obligatoire (NAO), et reste un sujet majeur de par la large adoption des outils de communication numériques et de la transformation des modes de travail. Mais si le droit garanti une ouverture du dialogue sur ce sujet, comment le respecter au sein de votre organisation ? Il s’agit d’enclencher un travail d’équipe et personnel :

  • Etablir des bonnes pratiques claires et connues de tous
  • Devenir un acteur actif du respect du droit à la déconnexion
  • Choisir les outils adaptés

Qu’est-ce que le droit à la déconnexion ?

Un droit garanti par la loi Travail de 2016

La loi El Khomri ou loi Travail de 2016 garanti aux employés le droit à la déconnexion depuis le 1er janvier 2017. Il s’agit de fixer avec l’employeur dans le cadre des Négociations Annuelles Obligatoires (NAO) les horaires prévu d’utilisation des outils numériques de l’entreprise. Par exemple, si un accord a été trouvé pour un utilisation prévue entre 8h et 17h en journée, l’organisation a l’obligation de garantir le droit à la déconnexion pour les employés en dehors de ces horaires.

Le fruit de la négociation entre l’entreprise et les salariés doit prendre la forme d’un accord collectif ou d’une charte d’entreprise. Le but est aussi de prévoir les mesures prises par l’entreprise pour respecter le droit à la déconnexion. On peut penser par exemple à l’interdiction de répondre à des sollicitations passé une certaine heure. Il est aussi possible de partager une liste de bonnes pratiques aux collaborateurs : pas de mail pendant les vacances, éviter les mails tardifs… La liste est longue et doit s’adapter à la négociation entre les collaborateurs et l’organisation.

Le droit à la déconnexion : une démarche de respect de la séparation entre vie privée et vie professionnelle

Au delà d’un droit, c’est une démarche de respect des cercles privés et personnels qui se joue. En effet, la proximité entre collaborateurs a augmenté avec la croissance d’adoption des outils numériques : une dynamique qui sonne comme une excellente nouvelle, mais qui vient avec certains désagréments. La crise du Covid-19 et ses confinements a aussi affirmé l’utilisation du numérique pour communiquer : les employés du tertiaire sont aujourd’hui habitués à avoir quelques jours de télétravail par semaine et faire des visioconférences régulièrement. Ces pratiques viennent avec des frontières de plus en plus floues entre privé et personnel. Il s’agit en même temps d’éviter la fatigue au travail : rester joignable au téléphone le soir peut occasionner du stress, des burn-out et mener vers des maladies dépressives voire le suicide.

Comment respecter le droit à la déconnexion ?

Pour vos équipes : établir des bonnes pratiques claires et connues de tous

Le droit à la déconnexion doit prendre dans votre organisation une forme opérationnelle. Votre objectif est de mettre en place concrètement des actions pour permettre à vos collaborateurs d’exercer ce droit. A l’aide de votre direction des systèmes d’information et de vos ressources humaines, établissez la liste des bonnes pratiques à adopter :

  • Quelles sont les heures de travail où les employés doivent être connectés ?
  • Sur quels outils informatiques doivent-ils être connectés ?
  • Quels conseils pouvons-nous donner aux collaborateurs ?
  • Quelle politique de notifications raisonnées pouvons-nous adopter ?
  • Quels outils nous permettraient de mieux gérer le droit à la déconnexion ?

Vous devrez par la suite communiquer ces bonnes pratiques à vos collaborateurs. Mail, réunion, charte papier dans les locaux : vos moyens sont variés et vous devez vous assurer de la clarté et de la visibilité des informations partagées.

Récoltez des retours de la part de vos collaborateurs. Grâce à ceux-ci, vous serez le plus à même d’améliorer et d’adapter vos bonnes pratiques à votre organisation.

Au niveau personnel : des conseils pour gérer la séparation entre vie professionnelle et personnelle

  1. Fixez-vous des horaires stricts pour déconnecter. En faisant de la sorte, vous arriverez à mettre des barrières claires entre votre vie privé et professionnelle.
  2. Posez-vous les bonnes questions. Est-ce que ce mail est si urgent que ça ? Ne peut-il pas attendre demain matin ?
  3. Favorisez le dialogue. Vos retours d’expérience sont précieux pour vos collaborateurs et l’amélioration des bonnes pratiques de tous !

Pour votre choix de solutions informatiques : comment intégrer le droit à la déconnexion dans votre proposition de système d’information ?

Le sujet est évidemment complexe et peut dépendre de votre taille d’organisation. Il est néanmoins clair que des outils prônent le droit à la déconnexion et intègrent la mise en place de politiques de notifications raisonnées. En les adoptant, vous augmentez vos chances de respect du droit à la déconnexion.

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